06. juillet 2018 · Catégories: Actualité

Remémorons-nous le conseil municipal de mars 2018, celui du vote du budget. Dès son ouverture, dans une allocution technique, juridique, et finalement guère compréhensible, nos opposantes du Front National avaient contesté la conformité du budget et prétendu à l’annulation en bloc des précédents conseils municipaux.

Le groupe LGDR Naturellement avait suivi leur départ. Mme Pellegrin-Ponsole avait enfin suivi, peut-être dans une ultime hésitation, alors qu’elle avait prévu d’être dans une position détachée en s’abstenant. Toutes les oppositions qui se revendiquent « de droite » avaient ainsi suivi l’appel du Front National à quitter la séance.

Le groupe de M. Rosso convoque une conférence de presse quelques jours plus tard. Ils présentent, outre des chiffres « effet d’annonce » lancés sans aucune mise en perspective, plusieurs points de contestation : la présentation du budget incomplète, le manque d’information préalable, l’irrespect de la matrice réglementaire de la comptabilité municipale, une retranscription litigieuse de la vente de l’Hotel-Résidence de Camargue, et enfin une erreur de procédure dans l’ordre de vote des comptes.

Avec le rejet en bloc de nos actions par le Front National d’un côté, et tous les points de contestation de Messieurs Rosso et Parasmo de l’autre, vous conviendrez qu’il y a un beau procès à faire à ces méchants élus majoritaires !

Patatras ! En date du 7 juin 2018, le tribunal a rejeté en bloc les requêtes de nos opposants.

Le Midi Libre du 9 juin titre sa brève d’un constat très abrupt : « majorité 1 / opposition 0 ».

Bien évidemment que tout ce que nous faisons est fait dans les règles ! Les institutions (Trésor Public, Chambre Régionale des Comptes, auditeurs, etc…) reconnaissent, elles, une amélioration générale de la présentation comptable de la commune depuis le début de notre mandat.

Mais le plus intéressant, c’est le contenu des ordonnances. Ou plutôt leur non-contenu. En effet, les dossiers déposés par nos opposants au tribunal étaient vides ! Oui, VIDES ! Tout au plus, ils contenaient les ordres du jour du conseil, sans aucunement avoir porté au juge leurs points de contestation. Même pas les délibérations du budget que nous avons voté…

Ils sont où tous ces beaux arguments déployés avec fierté dans la presse ? Elle est où toute cette incompétence que le Front National a tenté de démontrer à notre endroit, faisant de véritables cours magistraux de droit lors de chaque déclaration ? Ils ont donc, selon les pièces apportées, simplement demandé au juge d’annuler le fait que le maire convoque le conseil pour délibérer sur un ordre du jour donné ; c’est-à-dire d’annuler la normalité. Félicitations d’obstruer la Justice pour cela !

Départ coordonné du conseil municipal, accusations, conférence de presse, etc… Quel était alors le but ? Mendier un peu d’attention médiatique et jouer de la vieille ficelle rhétorique de « l’annonce d’un procès vaut le procès » ? Tout cela parce qu’ils n’ont rien à dire sur le fond ?

 

Mais le plus inquiétant est là. Nous notons dans les ordonnances que ce sont les (quelques) mêmes pièces, les mêmes griefs, au même moment, qui ont été déposés au tribunal, avec les mêmes absences de réponse aux relances du greffe. Tout cela était donc une attaque coordonnée entre les représentants Graulens des Républicains et du Front National ? Peut-être même, la manœuvre d’une seule et même personne, coach des deux formations politiques ?

Nous sommes de plus en plus sceptiques face aux bonnes déclarations d’intentions de M.Rosso, que « jamais » nos opposants ne feront cause commune avec l’extrême-droite. Depuis les basculements politiques des élections de 2017, les faits sont à l’inverse des dires.

Déclarations quelque peu différentes, mais finalement même départ du conseil municipal, mêmes actions en justice, pour finalement les mêmes échecs. Le fait est : la séquence politique du budget 2018 semble trahir les accointances entre l’extrême-droite et la droite Graulenne. Leurs sympathisants apprécieront d’avoir été doublement pris pour des idiots : par une action en justice vide de contenu et par la manifeste porosité entre les élues extrémistes et les Républicains Graulens.


Ordonnance de rejet de l'opposition