20. octobre 2017 · Catégories: Actualité

« COhérence » ou « COntre-vérités » de la part de Madame Pellegrin-Ponsole ?

Il est regrettable que notre opposante résume le dossier de la démolition de l’ancien hôpital à une série de questions à la volée. C’est l’un des principaux dossiers de notre mandature, « boulet » de la précédente, et sans doute symbolique de la « co-errance » de nos prédécesseurs, ses anciens amis, dont nous remarquons qu’elle les épargne dans ses critiques.

Est-ce que cela s’expliquerait par le fait que plusieurs membres de son Cercle ont autorisé de leur vote cette erratique gestion lorsqu’ils étaient élus de la précédente majorité ? Il s’agirait de ne pas froisser toute une partie de son Cercle, qui repose sur les « déçus » et les exclus de Monsieur Rosso, tous en quête d’une nouvelle existence politique. Ou tout au moins d’éviter de mettre en exergue cette réalité plutôt gênante ?

Cela vaut bien un article détaillé, qui nous permet par la même occasion d’expliquer à nos concitoyens les enjeux d’un dossier complexe.

Elle écrit : « Cohérente » la position de Monsieur le Maire sur la renaturation de l’ancien hôpital alors qu’en 2011, il votait contre cette délibération ?

La renaturation est un projet très complexe à mener.

Il ne s’agit pas de « raser et replanter l’herbe ». Il y a un équilibre à trouver entre la défense du trait de côte et la réintégration progressive des espèces faunistiques et floristiques. La démolition des ruines coûte très cher : il s’agit de démolir et d’évacuer 11000 m². Il y a auparavant à mener les coûteuses opérations de désamiantage et de dépollutions diverses de vieux bâtiments. Sans oublier le démontage et la conservation d’une œuvre d’art, le bas-relief de Jean-Charles Lallement.

A la signature en 2011, le coût de la démolition était estimé à 900.000€. Aujourd’hui, nous en sommes à 3 fois plus en prenant compte la totalité de ces éléments, pour lesquels rien n’avait été ni anticipé ni provisionné sur la précédente mandature. C’est donc malheureusement cohérent que dans ces conditions, il y ait des « mauvaises surprises » financières. Une de plus.

Robert Crauste a plaidé en 2015 auprès du conseil régional la nécessité d’inscrire la renaturation dans le contrat de projet Etat-Région, dans le chapitre littoral. Ce qui a été fait. Une ligne budgétaire de 6M€ a été posée. Il n’était malgré ce pas inclus la démolition / dépollution. Il a fallu  plaider auprès de la préfecture et de la région, encore, pour élargir l’assiette d’intervention pour nous aider.
Ce qui a été fait. Sans cela, il n’aurait pas été possible de démolir et de mener le projet au vu de l’état des finances publiques.

Depuis le rachat des terrains et bâtiments de l’ancien hôpital en 2011, le groupe d’opposition alors emmené par Robert Crauste a été contre ce projet. Il estimait que la commune n’avait pas à mettre de l’argent public dans le rachat du foncier du CHU de Nîmes. Dans le cadre de ‘Hôpital 2012′ (une planification nationale de modernisation des hôpitaux), il y avait des financements à obtenir pour la réfection d’infrastructures. Logique donc que sur l’ensemble des délibérations de ce dossier, le groupe se porte contre. Cohérence.

Et là, Mme Pellegrin-Ponsole profère de fausses allégations et déforme les réalités, puisqu’elle a déjà obtenu en conseil municipal les réponses à ses questionnements. En tant qu’élu régional siégeant au Conseil du CHU de Nîmes, Robert Crauste en connaissait justement la capacité financière, et le jugeait capable d’autofinancer la démolition de ses propriétés. Nous répondons donc encore une fois à notre opposante : la précédente municipalité a fait le choix d’engager les Graulens à supporter cette charge alors qu’il n’y avait pas nécessité.

Conséquence, il y a un acte notarié dans lequel il est stipulé que la commune s’engage à la démolition dans un délai de 5 ans. La question n’est plus à poser au conditionnel, de savoir « si » la commune doit supporter une telle charge. C’est acté chez un notaire. La bonne question qu’un responsable politique se pose désormais, c’est : comment allons-nous honorer l’engagement que nos prédécesseurs ont pris, de la manière la plus économique possible ?

Robert Crauste s’est opposé à la fois en tant qu’élu Graulen et en tant qu’administrateur du CHU, à ce que la municipalité mette de l’argent dans cela. Sa position était que l’hôpital devait tout assumer par lui-même, parce qu’il en avait les capacités.

Quid des projets alternatifs qui devaient être portés ?

Ce foncier est sous le coup de la « loi littoral », on ne peut plus construire dessus, tout au plus exploiter les bâtis existants. Nous devons donc nous porter sur le choix de la renaturation, ce qui nous paraît un choix pertinent, pour un site qui est la transition entre l’espace urbain et naturel, jouxtant la plage, le cordon dunaire et la pinède du Boucanet.

Pour le centre de loisirs : nous avons conclu qu’il fallait le laisser où il était et envisager d’améliorer l’existant, car à proximité de la plupart des structures relatives à l’activité du centre de loisirs (aire de jeux, de sport, etc…), comme le souligne à juste titre notre opposante. A la place du bâtiment administratif restant qui devait servir de support, nous lançons de manière imminente un appel à projet pour accueillir des entreprises et des start-ups liées au fait maritime et à l’innovation, avec quelques contacts intéressants à ce jour.

A propos du centre de soin des tortues marines, le CESTMED : nous avons fait le choix de l’implanter en cohérence avec le Seaquarium plutôt que de le dissocier. Les études marketing et économiques ont démontré que c’était une fausse bonne idée de dissocier le projet du Seaquarium. Nous avons donc fait le choix de regrouper le CESTMED avec le projet d’extension du Seaquarium autour de la la thématique Méditerranéenne, pour un montant de 4,5m d’€.

Les travaux de démolition démarreront à l’automne 2018.

Au final, ce dossier aura engendré une renaturation qui participera à la reconquête de la biodiversité à travers un aménagement agréable pour le public et un trait de côte renforcé. Permettons-nous ainsi de défendre une véritable cohérence de projet et une vision à long terme quant à cet espace. Nous pensons donner une issue heureuse à cette succession de « co-errances » de la part de nos prédécesseurs.

Nous avons travaillé de sorte à ce que cela ne coûte « que » un million d’euros sur un coût global de 5,7 millions. Nos prédécesseurs n’avaient pas su évaluer cela lorsqu’ils ont engagé les Graulens dans ce « boulet », sans aucune vision et sur des bases faussées, que Robert Crauste avait pourtant soulevé par le passé. Nous avons su mobiliser des subventions pour 80% du montant, démarches que n’entreprenaient que trop peu nos prédécesseurs, encore une fois.

Au final, nous ne manquerons pas de signaler que Mme Pellegrin-Ponsole a voté POUR cette délibération qui lui soulève pourtant tant de questionnements ! Devant tant d’hésitations, et le fait que nous avons « limité la casse » financière et entériné un choix urbanistique de renaturation qui ne la satisfasse.