18. octobre 2017 · Catégories: Actualité

« COhérence » ou « COntre-vérités » de la part de Madame Pellegrin-Ponsole ?

Chaque groupe d’opposition a aujourd’hui son style d’interventions publiques : ‘LGDR Naturellement’ est dans la posture politicienne permanente, le Front National tente à chaque fois de battre des records de médiocrité, Monsieur Fabre reste quant à lui aussi inaudible qu’il accroît sa véhémence.

Mme Pellegrin-Ponsole, quant à elle, a fait le choix des sophismes. L’approche des « fausses bonnes questions », la plus rusée, mais finalement la plus pertinente à l’ère du discrédit des institutions officielles, du complot permanent, de la « fake news ». La réalité et la complexité des dossiers nécessitent pourtant un travail plus profond qu’une succession de questions à la volée et des « et si ? » qui permettent de mettre Le Grau-du-Roi en bouteille.

Réponse aux questions qu’elle soulève dans son écrit du 02/10

Elle écrit : « Cohérente » l’activité de l’Espace Jean-Pierre Cassel pour lequel la Mairie refuse catégoriquement d’envisager une mise en Délégation de Service Public comme pour les Arènes ? »

Comment justifie-elle la pertinence de l’idée de calquer la méthode de gestion des Arènes municipales sur l’Espace JP Cassel ? Ce sont deux espaces à l’offre, aux usages, aux périodes, à la budgétisation et aux objectifs différents.
Les Arènes sont d’abord lieu de bouvine. Elles sont ensuite complétées en été par une programmation musicale et de spectacles vivants. Cela nécessite une gestion spécifique, qui ne peut pas être déléguée à n’importe quel programmateur et donc mise en commun avec un autre lieu de programmation de spectacles au sens classique du terme.

Mme Pellegrin-Ponsole ferait mieux de fréquenter un minimum l’Espace JP Cassel. Elle se rendrait compte de la diversité de l’offre, qui permet notamment d’avoir une offre culturelle à l’année. Si l’on se contentait des Arènes, l’offre de spectacles vivants serait concentrée sur trois mois d’été… Résumer la programmation de cet Espace au « Mois du Rire » et à quelques pièces de théâtre… Que dire ? C’est certain que de parler de ce que l’on ne connaît pas, on prend le risque d’incohérences.
A travers cette manière dont elle élude l’offre, on voit l’importance qu’elle accorde à la chose culturelle locale… On y lirait presque une réaction « citadine » de caste, qui méprise les initiatives locales, aussi folkloriques que désuètes… Pourtant, elle est investie dans la culture locale, sur le plan taurin. Elle ne s’intéresse aux éléments culturels locaux qu’en fonction de l’opportunité politique ?

Nous avons lancé une politique de redynamisation de cet Espace, qui passe par la diversification de la programmation, pour attirer un public plus large et réamorcer une fréquentation qui était en berne. Notre politique, c’est d’assumer pleinement de rendre accessible la culture au plus grand nombre, par des coûts pour le public modérés et maîtrisés. Cela fait partie de nos valeurs. Peut-être pas des siennes.

Les objectifs sont clairs  :

  • (r)amener le public au théâtre, et ouvrir un nouvel accès à la culture pour ceux qui ne connaissent pas cette discipline artistique ;
  • pour les nouveaux adeptes ou pour les amoureux du théâtre, permettre au plus grand nombre l’accès à des spectacles différentes en offrant des prix abordables;
  • et globalement, offrir aux résidents une grande variété de spectacles à une période de l’année où les animations en extérieur sont en sommeil.

Pourquoi cette idée de mettre en relation en une question le montant du loyer des Arènes et le coût des spectacles de la salle JP Cassel ? Qui ne sont que ses hypothèses d’ailleurs, puisque nous n’avons pas fini l’année comptable ? Pourquoi critiquer le coût de la récolte des carottes en évoquant celui de la recette de la daurade ?

Si Mme Pellegrin-Ponsole recherche les cohérences de gestion, elle ferait mieux de poser la question du coût des spectacles à son collègue de Cercle Enry Bernard !

Rappelons le problème majeur de la « gestion Enry Bernard » des Arènes en régie municipale : elles présentaient alors un déficit structurel de 190.000€ annuels en moyenne. Comment expliquait-il alors ce déficit ? Avec une réponse « à la Enry Bernard », bien évidemment : « C’est le prix de la tradition ». Sous notre mandature, la tradition présente un équilibre financier. Et après, nos opposants alors en responsabilité trouvent la ressource de critiquer « le loyer de 10 000€ »… Le contribuable Graulen appréciera.

Laissons Monsieur Rosso lui poser encore une fois la question, tel qu’il a posé au conseil municipal de janvier : « comment se fait-il que l’exploitant d’aujourd’hui arrive, avec 150.000€ de moins par an, à produire des événements taurins ET culturels, là où il fallait précédemment 150.000€ de plus pour UNIQUEMENT la bouvine (et quelques spectacles exceptionnels) ? »

Certaines prestations étaient sans doute surpayées. Cela restera parmi les mystères enfouis dans le sable du Grau-du-Roi…

Pourrait-elle reconnaître que nos choix de gestion ont factuellement permis de ramener les comptes des Arènes à l’équilibre et de décharger les Graulens du risque de l’exploitation ?
Reconnaîtra-elle notre politique de redynamisation culturelle ?
Pourrait-elle éviter de donner des leçons de gestion farfelues ?