03. avril 2018 · Catégories: Actualité

Comment se faire remarquer et gagner la bataille de l’audience lorsqu’on a rien à dire ? Comment fait-on lorsqu’on n’est pas en capacité d’assumer le passé et le passif, ni d’en faire un argument de rassemblement de ses bases électorales ?

Nos opposants, lors de ce conseil, sont allés au bout de leur logique politique de la défausse permanente : on s’en va, on claque la porte et on menace d’attaquer en justice !

Ce conseil a ainsi été l’objet d’un événement politique majeur, puisqu’au moment du vote du budget, M. Rosso et son groupe, ainsi que Mme Pellegrin-Ponsole, se sont alignés à la position du Front National. Toute la droite Graulenne a rallié la position de l’extrême-droite !

Nous sommes désolés pour les électeurs de nos opposants, trahis sur cette « ligne jaune » du refus des extrêmes. Bien évidemment, ils auront beau jeu de dire «qu’ils ne veulent pas des extrêmes ». Dans la réalité et dans les faits, nos opposants viennent pourtant de faire cause commune. D’autres diraient : « faites ce que je dis, pas ce que je fais ». Constatons ici donc que les actes ne corroborent pas avec les dires.

Nous sommes certains que beaucoup de leurs électeurs ne se retrouveront pas dans ce choix de faire cause commune avec l’extrême-droite. M. Rosso se voulait être un opposant « sans ambages », selon son discours d’ouverture de la mandature 2014-2020. C’est manifeste, toute la droite Graulenne a ainsi rallié les positions du Front National.

Dès l’ouverture du conseil, nous pouvions ressentir une ambiance bizarre au sein de l’opposition. Une sorte de tension, des élus mal à l’aise dans leurs sièges. Curieusement, ils étaient pressés de prendre la parole, plutôt que de laisser s’installer la joute politique du budget. Les règles d’interventions avaient été pourtant convenues d’avance avec nos opposants lors de la Commission des Finances. Ils seront donc ici parfaitement hypocrites de prétendre avoir bataillé pour obtenir la parole.

L’élément déclencheur provient du groupe Front National : dans une allocution technique, juridique, et finalement guère compréhensible, nos opposantes ont contesté la conformité du budget et prétendent à l’annulation des précédents conseils municipaux. Jusqu’ici, rien de surprenant. Depuis quelques séances déjà, elles fondent leur opposition sur un formalisme juridique, faisant de véritables cours magistraux de droit par des déclarations qu’elles semblent découvrir à la lecture, vu comme elles butent sur des termes qu’elles ne semblent pas comprendre.

C’est alors qu’elles annoncent quitter la séance. On s’y attendait. Le groupe LGDR Naturellement suit leur départ. On pouvait s’y attendre. Déclaration de M. Rosso : « pour les mêmes raisons » ! Mme Pellegrin-Ponsole a enfin suivi, peut-être dans une ultime hésitation, alors qu’elle avait prévu d’être dans une position détachée en s’abstenant. Toutes les oppositions qui se revendiquent « de droite » ont donc suivi l’appel de Mme Flaugère à quitter la séance ! Ça, on ne s’y attendait pas !

Vous aviez des doutes sur la compromission des représentants de la droite locale avec le Front National ? Ils agissent ensemble et font cause commune au moment de poser l’acte fondateur de la politique municipale : le vote du budget. Ne nous pouvions pas trouver de preuve plus explicite. Leur comportement lors des dernières élections le laissait pressentir. Ils avaient refusé d’appeler à barrer explicitement la route au Front National. C’était donc ça : il ne fallait pas insulter l’avenir.

Encore une fois, M. Rosso et les arcanes Républicaines locales manœuvrent avec le Front National. On ne change pas une équipe qui (se) perd. En 2014, les manœuvres électoralistes avec le Front National ont été l’un des facteurs expliquant leur défaite. Ils persistent et signent en 2018, comptant sur une radicalisation des électorats entre temps. Peut-être anticipent-ils la « tant attendue » alliance des Républicains et du Front National ?