03. février 2017 · Catégories: Actualité

En ce premier conseil municipal de l’année 2017, nous voulons bien croire que nos vœux soient en voie d’exaucement : les discussions ont été globalement matures et pertinentes ! Souhaitons que cela tienne au moins jusqu’au deux prochains mois, période de vote du budget…

Mention spéciale à M. Guy, du groupe LGDR Naturellement, qui ouvre le conseil dans une animosité qui semble être en fait son style, s’échouant dans une déclaration mi-politique, mi-procédurière incompréhensible, comme si la politique de la majorité municipale n’était qu’une série d’infractions ; et puis qui prend très mal de recevoir une « volée de plomb » en retour. Rappelons que TOUTES les attaques en justice lancées par les opposants depuis le début du mandat ont été déboutées. Libre à lui de faire perdre du temps et de l’argent aux Graulens.

Mme Pellegrin-Ponsole et M. Fabre, dont nous ne comprenons toujours pas dans quelle mesure ils fonctionnent ensemble ou non, tant les « attaques » et votes semblent parfois coordonnés, ont l’honneur d’apporter du fond aux débats et de poser des questions intéressantes, à quelques obsessions et ratages près. Reconnaissons que cela arrive parfois aussi au groupe principal d’opposition. Quant à elle, l’élue Front National Y. Flaugère est impliquée dans les débats et est d’une pertinence à la hauteur de son score aux élections municipales : 6,42% du temps.

Deux questions à l’ordre du jour étaient sujets de débats : le lancement de la procédure de renouvellement des concessions de plages et le lancement de la procédure de Concession de Service Public pour la gestion des arènes. La concession actuelle de l’Etat sur les plages Graulennes est valable jusqu’en 2019. Il s’agit de lancer la procédure de renouvellement de la concession nationale pour notre municipalité, pour une  durée de 10 ans, de 2019 à 2028.

C’est la première opération de renouvellement qui se fait sous notre mandature, et nous accordons un soin particulier aux opérations préalables à la procédure de renouvellement. Notre volonté est de faciliter les conditions d’exploitation des concessions, tout en conservant un service des plages et des bains de mer de qualité, attractif, et dans une perspective de développement durable. Nous travaillons le dossier de près, le maire Robert Crauste échange régulièrement avec les services de l’Etat et avons conscience de l’importance de ce secteur économique, qui nécessite de la concentration et de l’efficacité sur un temps court.

La première interrogation soulevée par nos opposants a été celle de la réduction de la durée de la concession d’Etat. Pourquoi 10 ans plutôt que 15 à l’habitude ? Ce dernier souhaite concéder par  tranches de 4 ou 5 ans, et propose des accords de 3x 4 ans ou 2x 5 ans.  Nous avons choisi 2x 5 ans, la perspective décennale nous semble plus adéquate pour conserver le principe des concessions aux plagistes de 5 ans.

La question du flou entre les types de lots de plages « buvette » et « grande buvette » a été soulevée. Sur le terrain, nous constatons effectivement qu’ il n’y a pas de distinction entre les établissements dits « grands » et « standards », cela n’étant pas vraiment bordé au-delà des limites générales. Nous souhaitons définir une nouvelle classification, correspondant aux réalités.

Le groupe LGDR Naturellement a soulevé la question de peut-être revoir les emplacements et leur nombre, notamment à l’Espiguette, au regard de la fragilité du site. Le nombre de 23 emplacements actuels nous semble être un bon équilibre, par rapport aux commerçants installés à l’année. Nous les pensons aussi bien répartis sur notre littoral, préservent en l’état la beauté naturelle de nos espaces, et se « fondent dans le décor » assez bien. C’est cela qui fait notre différence par rapport aux autres stations balnéaires où nous pouvons parfois trouver de véritables « murs de concessions » caractéristiques du tourisme de masse.

Nous avons la volonté d’améliorer les conditions économiques futures. Nous avons tracé de nouvelles Zones d’Activités Municipales (ZAM), tenant compte du retour d’expérience des 15 ans passés. Nous souhaitons anticiper la réservation d’espaces dans le but d’un développement futur de plusieurs activités d’intérêt public et d’activités nautiques futures en lien avec notre politique de développement dudit créneau.

Il a été aussi soulevé la question du prolongement de la période d’ouverture, au-delà des 6 mois stricts. L’Etat ne souhaite pas déroger à cette période. Nous avons entendu les professionnels qui font la demande d’une possibilité de pouvoir ouvrir en fonction de week-ends plus intéressants que d’autres. Nous avons dans nos échanges avec la préfecture obtenus la possibilité de rendre cette période coulissante en fonction du calendrier. Les 6 mois pourront donc être optimisés selon les périodes que les exploitants estiment les plus intéressantes. L’Etat fait aussi une proposition intéressante sur un flou d’exploitation pénible. Les plagistes doivent respecter un délai de 15 jours réservé exclusivement au montage de la plage, et ne peuvent pas l’exploiter même si elle est montée en moins de temps que cela. Là, le plagiste pourra l’exploiter aussitôt montée.

Si les débats ont été sincèrement pertinents, ils ont été plutôt curieux de sens pour la question de la CSP des Arènes municipales. Il s’agissait de lancer la procédure de renouvellement de la Concession de Service Public des arènes. En effet, nous avions prévu que la première mise en délégation dure trois saisons, et 2017 en est la dernière année. Nos motivations restent les mêmes : déléguer à un professionnel afin d’avoir une bonne programmation en matière de bouvine, de spectacles et d’événements estivaux. Également, la nécessité de redresser les comptes publics, car les arènes présentaient alors un déficit structurel de 190 000€ en moyenne, et ainsi de décharger la collectivité des risques de l’exploitation.

Tous ces objectifs ont été remplis : les arènes produisent aujourd’hui un revenu pour les Graulens, et selon l’avis général, les programmes sont de qualité, tant en événements estivaux qu’en matière de bouvine. Devant ce succès manifeste, reconnu par les opposants, nous faisons le choix de reconduire cette procédure. Elle est à très peu près la même que l’initiale, qui avait été bâtie avec l’assistance d’un cabinet d’avocats, selon une procédure très stricte, et progressant avec l’ensemble des élus municipaux dans le cadre de commissions ad-hoc.

L’une des questions principales de nos opposants était celle du loyer. Nous suivons la préconisation de la Chambre Régionale des Comptes, qui est d’indexer le loyer à 1,75% du chiffre d’affaires, plutôt qu’un montant fixe. Les opposants ont souligné à juste titre que cela donnera à quelques milliers d’euros près le même loyer que le fixe initial, et ont pu suggérer de mettre un plancher au loyer. Nous avions aussi prévu un plancher, qui sera défini dans la nouvelle procédure. Cette pratique est la plus courante dans le cadre des délégations d’arènes publiques.

Il a été soulevé la question de la charge des travaux d’entretien et de rénovation des arènes. C’est la municipalité qui prend en charge les travaux structurels, comme pour toute concession, le concessionnaire s’occupant de l’entretien courant et de la petite réparation. Le maire a rappelé que les arènes étaient dans un état de délabrement conséquent au niveau des bâtis et des éléments de sécurité. Il suffit d’observer le béton des gradins et les garde-fous pour le comprendre. Nous poursuivons la réfection des arènes depuis notre arrivée aux responsabilités, et nous allons consacrer 500.000€ cette année pour ces réfections, et notamment pour l’accessibilité handicap.

La question de la concession d’avantages aux clubs taurins a été posée. Nous savons que la direction des arènes discute régulièrement avec les protagonistes concernés, et que si les principes doivent évoluer, les différentes parties nous ferons les remontées nécessaires, dont nous tiendrons compte.

 

La pierre d’achoppement du débat a été lancée par M. Rosso. Une gêne était presque palpable dans l’ambiance de la salle, au moment de la discussion des montants d’achats des spectacles. Avec le recul que nous avons désormais, il s’avère que le bilan 2015 interpelle par la baisse des montants d’achats de spectacles, alors que l’on connaît et reconnaît une production supérieure, et étonnamment à des coûts de près de 150.000€ inférieurs.

Effectivement, M. Rosso soulève un point pertinent : comment se fait-il que l’exploitant d’aujourd’hui arrive, avec 150.000€ de moins par an, à produire des événements taurins ET culturels, là où il fallait précédemment 150.000€ de plus pour UNIQUEMENT la bouvine (et quelques spectacles exceptionnels) ?

Nous retournons la question à l’envoyeur. Comment se fait-il que cela coûtait tant, avant ?

Si prompts à se défausser du passé, nos principaux opposants ont pourtant suggéré dans leur intervention de creuser les comptes de l’ex-régie municipale des arènes. Curieux, d’autant plus que les arènes sont bien l’un des éléments explicites de la mauvaise gestion financière passée, puisqu’elles présentaient un déficit structurel d’environ 190 000€ par an en moyenne, et dont les prestations relatives à la bouvine semblaient manifestement surpayées.

D’un autre côté, d’autres opposants eux aussi si prompts à trouver des « abus » là où il n’en existe pas, comme lorsqu’ils confondent la ligne de compte générale « animations » avec la sous-ligne « frais de réception », étaient ici peu curieux de cette ligne « achats ». Ils étaient d’abord interpellés, bien sûr à juste titre, par le cahier des charges pour les clubs taurins ou encore à qui incombe la charge de l’entretien et des rénovations.

Nous trouvons qu’il y a ici une certaine « inversion des rôles » chez nos opposants. Ceux qui se défaussent de la gestion financière passée le reste du temps s’interrogent et suggèrent l’approfondissement, alors que ceux qui auraient une crédibilité pour attaquer les aspects financiers, en vertu d’une apparence de virginité dans le jeu politique Graulen qu’ils veulent bien cultiver, ne s’y intéressent pas à priori. Ils pourraient pourtant y développer des angles critiques envers tous leurs rivaux, et auraient ici une opportunité de se différencier.

Les coulisses de certains clubs politico-taurins et autres Cercles de jeux de pouvoir pourraient peut-être avoir des zones d’ombres à conserver, qui pourraient ainsi entacher une stratégie de rassemblement « tout-venant » et de renouveau. Le défaut du tout-venant, c’est qu’il est justement parfois trop instable pour construire quelque chose, selon ce qu’il contient…

Le maire Robert Crauste a demandé le détail des comptes et de la facturation sur une année type de l’ex-régie municipale. Effectivement, il est curieux que le délégataire actuel arrive à produire à la fois spectacles ET bouvine pour 150 000€ de moins par an.

Mme Flaugère, qui avait approuvé la mise en DSP initiale, vote CONTRE celle-ci alors qu’elle est  similaire, sans s’en expliquer. Cohérence et pertinence, dit-on. Comme lorsque dans un seul et  même tract elle critique LET’S GRAU et publie des photos de ses représentations avec en fond ladite marque.